Journée d’information destinée aux médecins gynécologues aux sages-femmes 2013


Maladie de Willebrand et Ménorragies


Le 22 juin dernier à Marseille, la commission « Willebrand » de l’AFH, en partenariat avec le Centre de référence de la maladie de Willebrand (CRMW) et le centre de traitement de l’hémophilie de Marseille, organisait une journée d’information à destination des médecins gynécologues et des sages-femmes sur le thème « Maladie de Willebrand et ménorragies » [1].


Synthèse


Le Pr Chambost, médecin référent du CTH La Timone à Marseille, a ouvert les débats et a présenté son service et la maladie de Willebrand (voir document en téléchargement en bas de page). Il a rappelé l’importance pour les patients d’avoir sur soi des cartes de soins « Maladie de Willebrand », pour permettre aux médecins non spécialistes de connaître le protocole de soins à appliquer lors d’une prise en charge en urgence. Le Pr Pierre Morange, chef de service d’hématologie biologique de l’hôpital pour adultes de la Timone, a présenté le diagnostic de la maladie de Willebrand et les stratégies d’exploration de l’hémostase. Lors des échanges, une question a été soulevée sur la différence du nombre de patients Willebrand recensés en Angleterre (environ 6 000) et en France (seulement 1 500). L’écart s’explique par le fait que la maladie est reconnue en Angleterre à partir d’un taux beaucoup plus faible de déficit en facteur Willebrand qu’en France où seuls les patients atteints des formes les plus sévères sont inclus dans le Réseau FranceCoag (types 2, types 3, et pour les types 1 uniquement les formes avec taux inférieur à 30 %). Le Dr Claude Borrione, du service de chirurgie infantile de l’hôpital d’enfants de la Timone, a présenté les ménorragies de l’adolescente (situation clinique et prise en charge). L’accent est mis sur les difficultés de la prise en charge de la maladie de Willebrand, qui souvent n’est découverte qu’au moment d’un acte chirurgical. La maladie de Willebrand touchant près de 1 % de la population, le dépistage systématique avant tout geste chirurgical n’est pas envisageable d’un point de vue pratique et médico-économique. Les adolescentes confrontées à leurs premières ménorragies sont très souvent dirigées vers le pédiatre ou le généraliste qui les suit depuis leur enfance. Il serait bon de cibler ces professionnels pour un dépistage précoce des patientes atteintes d’un trouble de la coagulation. Après le déjeuner, les présentations ont repris avec le Dr Cécile Chau, du service de gynécologie obstétrique de l’hôpital Nord, qui a présenté les questions du désir de grossesse et de l’accouchement (situation clinique et prise en charge). L’accent a été mis sur le fait que les patientes atteintes d’une maladie de Willebrand de type 3 ne présentent pas de contre-indication à la maternité, malgré la sévérité de la maladie. Bien entendu toute grossesse, quelle que soit la sévérité, doit être suivie dans un cadre médical approprié, avec une communication étroite entre la patiente, l’hématologue et le gynécologue.

Mise en ligne le 23 mai 2013 par Admin



[1Avec le soutien de LFB Biomédicaments.

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