Maladie de Willebrand – Type 1

La maladie de Willebrand de type 1 est une forme de maladie de Willebrand (voir ce terme dans l’article Présentation de la maladie de Willebrand) caractérisée par un syndrome hémorragique dû un déficit quantitatif partiel en facteur Willebrand (von Willebrand factor : VWF) plasmatique ne présentant aucune anomalie de structure ni de fonction.

Le type 1 est considéré comme le plus fréquent de tous les types de maladie de Willebrand et représente 50 à 75 % des cas, mais sa prévalence est probablement surestimée.

Il s’agit le plus souvent d’hémorragies cutanéo-muqueuses (essentiellement ménorragie, épistaxis, saignement prolongé après coupure ou en postopératoire), d’intensité d’autant plus grande et d’apparition d’autant plus précoce dans la vie que le déficit en VWF est profond.

Les symptômes sont quantifiés à l’aide d’un score hémorragique. Des anomalies moléculaires du gène VWF ont été identifiées responsables de la maladie. Ces anomalies sont variées et entraînent essentiellement une rétention intracellulaire ou une clairance accélérée du VWF dans la circulation.

Il existe des familles pour lesquelles aucune mutation du gène VWF n’a été mise en évidence : on admet donc l’implication d’autres facteurs génétiques, non identifiés à ce jour à l’exception du groupe sanguin ABO (les sujets de groupe O ont des taux de VWF de 25 à 35 % inférieurs à ceux des sujets non O).

La transmission est autosomique dominante et est souvent associée à une pénétrance incomplète.

L’existence de manifestations hémorragiques chez le patient et au moins un membre de sa famille atteint est un prérequis au diagnostic. Celui-ci repose sur la mise en évidence d’une diminution parallèle des taux de VWF antigénique et fonctionnel à des valeurs généralement inférieures à 40 %, sans anomalie notable de la répartition et de la structure des multimères du VWF.

A un degré moindre, il peut exister un déficit modéré en facteur VIII. Il peut être difficile de différencier un patient atteint d’un type 1 d’un sujet normal, compte tenu d’un chevauchement des taux de VWF (particulièrement dans le groupe O) et de l’existence de certains symptômes hémorragiques dans une population normale.

L’évaluation du score hémorragique et l’étude familiale sont alors indispensables. Le conseil génétique se résume à une bonne information du patient et à l’étude familiale. Des médicaments prescrits seuls ou en adjuvants, tels que l’acide tranexamique dans les saignements de la sphère ORL ou le traitement oestroprogestatif dans les ménorragies, sont efficaces.

Lorsqu’un traitement spécifique curatif ou préventif est nécessaire, on recourt à la desmopressine (qui entraîne une libération transitoire du VWF endogène stocké dans les cellules endothéliales) dont la réponse est généralement bonne.

En cas de contre-indication, inefficacité, tachyphylaxie à la desmopressine, ou saignement majeur, on recourt à un traitement substitutif de facteur Willebrand humain purifié. Le pronostic vital ou fonctionnel n’est généralement pas engagé.

Encyclopédie Orphanet, février 2009, http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?lng=FR&Expert=166078

Mise en ligne le 24 octobre 2012 par Admin

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